Porté disparu après une cuite, il participe sans le savoir à sa propre battue

Voilà une histoire qui sent bon le raki et les lendemains difficiles. Beyhan Mutlu, 50 ans, pensait sans doute finir sa soirée tranquillement après avoir bien arrosé sa nuit avec des amis, du côté de la province de Bursa, en Turquie. Mais il a tellement perdu le nord qu’il a semé tout le monde, au point que sa femme et ses potes, morts d’inquiétude, ont alerté la gendarmerie pour lancer une opération de recherche. On croirait un sketch, et pourtant…

Porté disparu après une cuite, il participe sans le savoir à sa propre battue

Il se joint aux recherches sans comprendre qu’il est la personne “disparue” recherchée

Un peu trop imbibé pour reprendre le chemin de la maison, Mutlu a préféré s’écrouler dans un coin de la forêt, en mode sieste improvisée. À son réveil, pas vraiment frais, il croise un groupe de secouristes qui quadrillent la zone à l’aube. Sans poser de questions, on est solidaire même avec la gueule de bois, il décide de filer un coup de main et se joint à eux pour chercher… lui-même. Comme quoi, l’alcool peut vraiment brouiller la boussole intérieure.

Au bout d’un moment, en entendant les sauveteurs hurler son prénom dans tous les sens, Mutlu a tilté et a simplement répondu : « Je suis là ! ». Ambiance. Personne n’avait prévu que le disparu se pointerait de cette manière, en mode touriste paumé. La scène a évidemment provoqué un énorme fou rire chez tous les bénévoles mobilisés.

Une histoire trop énorme pour être inventée

Ce moment surréaliste a fait le tour du monde, et on comprend pourquoi. Entre la solidarité villageoise et la capacité du gars à s’égarer dans sa propre histoire, on tient là un futur classique des repas de famille. Mutlu, lui, a expliqué qu’il avait changé de téléphone pendant la soirée, logique, sinon ce ne serait pas drôle, ce qui explique pourquoi personne ne pouvait le joindre.

Les autorités ont vérifié son identité, un brin dépités, avant de le raccompagner chez lui, sain et sauf, sans la moindre poursuite. Il a conclu, avec un sens de l’autodérision admirable : « Je paie pour les erreurs de mes amis ». On imagine déjà les vannes qui vont pleuvoir au prochain apéro, et pour longtemps.

Porté disparu après une cuite, il participe sans le savoir à sa propre battue #2

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.
Cédric Dominguez